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MA POLITIQUE A ROME

Après avoir relaté d'une façon anecdotique quelle fut l'évolution de mon ambassade à Rome, je voudrais préciser les bases de la politique que je m'efforçais de suivre et les raisons qui m'empêchèrent d'atteindre le but que je m'étais proposé.

L'une des bases de ma politique, c'était d'abord les instructions que j'avais reçues du Président Herriot :

"Je pense, m'avait-il dit, qu'un rapprochement avec l'Italie, même l'Italie de Mussolini, est nécessaire et je t'envoie à Rome pour le faire. Je sais que Mussolini est dans de bonnes dispositions et que pour négocier un accord, il préfère avoir comme partenaire un homme politique plutôt qu'un diplomate de carrière. Ton passé républicain te garantira de toute suspicion qui pourrait peser sur un ambassadeur sympathique aux dictatures. Va, fais pour le mieux, et je m'en rapporte à toi".

Les instructions étaient courtes mais d'une netteté absolue et empreintes d'une grande confiance en moi. Mon esprit plein de latinité, les attaches que j'avais conservées à Rome où j'avais fait plusieurs séjours dont je conservais un vivant souvenir, m'avaient fait accepter avec joie la mission qui m'était confiée ; la confiance amicale que me faisait Herriot me donnait la force de réussir et dans l'enthousiasme de mon départ j'y comptais bien.

Lorsque j'allais voir le président de la République, Gaston Doumergue, pour lui exposer mes projets, je n'eus pas le même contact. Je crois que le Président n'était pas, pour des raisons que j'ignore, très content de ma nomination ; dans tous les cas, il était très sceptique sur la possibilité d'un rapprochement franco-italien ; il me conseilla d'être très prudent, très réservé, très en méfiance ; en bref, il me dit tout ce qu'il fallait pour refroidir l'enthousiasme qu'avait provoqué en moi la besogne dont j'étais chargé. Mais à part ces paroles de scepticisme et de prudence, je ne puis découvrir dans le flot de paroles qui venait de me submerger aucun conseil précis, aucune conclusion nette, aucune méthode utile. Je pris le parti de ne pas prolonger la conversation et je regagnais rapidement mon poste, me contentant, à défaut de celles du président de la République, d'être muni de celles du Gouvernement.

J'ai tenu à rappeler les instructions de son chef, car j'ai souvent entendu dire, à tort, qu'Herriot ne tenait pas à se rapprocher de l'Italie. Ceci est absolument faux, car, plus tard, après que j'eus quitté le poste, Herriot, de nouveau Président du Conseil, eut le courage d'adresser à Mussolini un télégramme auquel celui-ci eut l'incorrection et commit la faute de ne pas répondre.

Je savais, comme tous les hommes connaissant l'Italie, que sa situation géographique, économique et financière lui interdisait l'isolement dans un conflit généralisé et qu'il lui fallait être ou avec l'Allemagne ou avec la France. L'Allemagne, malgré les flirts de certains de ses hommes d'Etat avec ceux de la France, m'inquiétait beaucoup. Elle n'avait pas renoncé à prendre sa revanche, elle était restée l'Allemagne militariste, dominatrice, nationaliste ; elle visait ouvertement l'annexion de l'Autriche, bien avant la dictature ; la silhouette d'Hitler apparaissait à l'horizon et malgré les timides efforts du vieux maréchal Hindenburg pour ralentir la marche du forcené vers la dictature, il était clair qu'un jour prochain, Hitler serait maître de l'Allemagne comme Mussolini était présentement maître de l'Italie. Alors, quelle tentation pour les deux dictateurs rapprochés par une commune méthode de gouvernement s'exerçant selon des tempéraments différents, d'unir leurs efforts et de les sceller dans une même idéologie !

C'est cela qu'à tout prix je voulais éviter. Sans doute y étais-je poussé par la défiance innée et par les ressentiments profonds que je nourrissais à l'égard de l'Allemagne et aussi par l'élan intellectuel, artistique et moral qui portait le Latin que j'étais vers l'Italie. Je connaissais les sentiments de l'Italie à l'égard de la France, en 1924, 25, 26, 27, ils étaient des plus sympathiques et il n'était pas douteux que le chef du gouvernement italien faisait le plus sincère effort pour nouer avec elle des relations profondément amicales. Je fis tout pour entretenir cet état d'esprit. La politique extérieure de l'Italie était comme la politique intérieure, exclusivement entre les mains de Mussolini et c'est pourquoi je compris qu'il fallait avoir avec lui les relations les plus cordiales afin que si, par hasard, ses services combattaient la politique que je faisais, ils en fussent pour leur déconvenue. A la vérité, il n'en fut pas ainsi, mais je préférais prendre mes précautions. C'est pour cela que personnellement, et sur le terrain de l'amitié, je me liais avec Mussolini qui était, au surplus, un compagnon charmant et un virtuose du violon. C'est ce qui permit aux réactionnaires du Quai d'Orsay de répandre le bruit que moi, républicain à toute épreuve, j'étais devenu fasciste, calomnie qui me gêna considérablement dans l'accomplissement de ma tâche.

Le Duce savait très bien quels étaient mes sentiments républicains, et je lui avais d'ailleurs dit que si, en France, un homme voulait imposer un régime semblable au sien, il me trouverait au premier rang de ses adversaires ; j'étais avec lui en relations assez cordiales pour me permettre cette profession de foi à laquelle Mussolini me répondit en riant qu'il considérait que le fascisme était indispensable au peuple italien dans l'état d'indiscipline et de désagrégation où il se trouvait, mais qu'il n'avait jamais prétendu que ce fut un article d'exportation et qu'il ne souhaitait pas le voir introduit en France qui, d'ailleurs, n'en avait pas besoin.

Pour l'Italie, il y avait un point ultrasensible, c'était l'Autriche et je n'ai pas besoin de dire que je m'entretenais souvent avec le chef du Gouvernement de la question autrichienne. Il apparaissait clairement que bien avant l'arrivée d'Hitler au pouvoir, l'Allemagne cherchait à mettre la main sur l'Autriche, ou, plutôt, sur ce qui en restait après son démantèlement. Cette mainmise devait l'amener au contact direct avec l'Italie, ce qui eut, pour cette nation, la conséquence inéluctable de la mettre à la merci de sa puissante voisine. Cela, de toutes ses forces et de tout son coeur, Mussolini, à ce moment-là, et le discours qu'il fit au Sénat tout à la fin de 1925 et dans lequel il avertissait solennellement l'Allemagne que toute menace sur l'Autriche serait considérée comme un casus belli par l'Italie, en est la preuve évidente.

Mussolini encourageait aussi ouvertement tous les efforts qui étaient faits, tant du côté italien que du côté français, afin de préparer une ambiance favorable à une alliance.

L'armée où nous avions beaucoup de sympathies le savait et ces sympathies se répandaient en traînées de poudre dans ses rangs.

En revanche, les comités fascistes, figés dans leur inadmissibles et orgueilleuses prétentions, témoignaient d'une hostilité certaine et multipliaient les incidents, mais cela n'avait qu'une médiocre importance, puisque d'un froncement de sourcils, Mussolini les mettait à la raison et que lui, le dictateur, voulait l'entente avec la France.

Une autre base de la politique que je suivais, sans que jamais le Quai m'ait ordonné d'en faire une différente, c'est la pensée que j'avais que l'Italie devait, dans l'Europe centrale, jouer le rôle prépondérant. Ni la Yougoslavie, ni la Roumanie, ni la Tchécoslovaquie ne pouvaient aspirer à le remplir et une alliance entre l'Italie et la France devait naturellement avoir cette conséquence inéluctable d'accroître considérablement la force morale et matérielle de l'Italie au détriment de celle de Petite Entente. Cette conception d'ordre général fut immédiatement battue en brèche par un certain nombre de politiciens français et de diplomates éminents du Quai d'Orsay, dès le départ d'Herriot du ministère des Affaires Etrangères et l'arrivée de Briand dans ce même ministère.

Sur le plan politique, j'allais en effet à l'encontre des conceptions du Quai qui faisaient reposer la politique française en Europe centrale exclusivement sur la Petite Entente. J'étais loin d'être opposé à la Petite Entente pour laquelle je nourrissais une sympathie très sincère et très profonde. Je savais quelle étaient la valeur et la franchise d'hommes comme Benès, Titulesco et . Je savais tout ce que la Tchécoslovaquie, la Roumanie, la Yougoslavie représentaient pour nous, mais je savais aussi quelles étaient les prétentions et les ambitions de la dictature communiste, héritière des visées impériales, et je craignais qu'un jour ou l'autre elle ne mît son emprise sur les trois pays où le slavisme, surtout dans l'un d'eux pesait d'un grand poids.

Je fis tout pour atténuer les heurts qui se produisaient fréquemment entre l'Italie et les nations de la Petite Entente, qui ne témoignaient, je parle surtout pour la Yougoslavie, que d'une sympathie très limitée à l'Italie. Mais je ne dissimule pas que dans les tentatives faites par moi pour rapprocher l'Italie de la Petite Entente, il y avait la pensée d'accroître dans les pays qui composaient celle-ci linfluence économique et politique de l'Italie en Europe centrale et cette conception n'était pas celle du Quai d'Orsay. Berthelot, à ce moment, pratiquement le dirigeait avec Léger, son bras droit, homme également très distingué, mais qui n'avait pas toutes les qualités de son chef.

Léger, poète à ses heures, était fort intelligent, mais Philippe Berthelot avait plus d'intuition et plus dérudition ; il savait tout ; Briand, qui n'aimait pas étudier les dossiers, l'ouvrait comme un livre et s'en trouvait fort bien.

Berthelot et Léger, tous les deux plutôt anti-italiens ; ils ne désiraient pas accroître l'influence de l'Italie au centre de l'Europe et ils étaient très poussés dans cette voie par les ministres de la Petite Entente, forts intelligents, très amis de Berthelot et dont l'influence dans les services du Quai d'Orsay était certaine.

Je n'en veux qu'une preuve : en 1929, le renouvellement du traité d'amitié avec la Petite Entente était devenu très problématique surtout à raison de certaines difficultés financières et j'avais reçu du Quai un télégramme signé "diplomatie" m'indiquant que le renouvellement de ce traité n'aurait pas lieu. On me disait, en même temps, sans que je sache très bien pourquoi, d'en prévenir personnellement Mussolini. Prudent, et sachant que parfois au Quai d'Orsay comme au régiment, il faut attendre le contrordre avant d'exécuter l'ordre, je n'en fis rien. Bien m'en prit, car brusquement et sans avoir été en rien averti, le traité était renouvelé le 11 novembre 1929. Le télégramme arriva pendant que j'étais en Sicile, à la cérémonie de Sciacca où il s'agissait d'inaugurer le monument élevé aux morts de Dixmude et je ne fus avisé qu'à mon retour à Rome.

J'expliquai le lendemain, comme je pus, à Mussolini quelles étaient les raisons qui avaient amené le gouvernement français à renouveler ce traité qui, aux yeux de Mussolini, apparaissait plus ou moins comme tourné contre l'Italie. La chose se passa assez bien, mais si j'avais exécuté à la lettre les ordres reçus, la France faisait, devant le chef du gouvernement italien, figure de nation légère ou hypocrite, manquant de franchise et de suite dans les idées, et moi, personnellement, j'étais devant Mussolini en bien fâcheuse posture ! Ce revirement subit, c'étaient les ministres de la Petite Entente et notamment le charmant Ozuski qui l'avaient provoqué.

Je puis affirmer que jusqu'à mon départ, le Duce, par sentiment et par intérêt, était nettement tourné vers une alliance avec la France, qu'il la désirait et qu'il éprouvait déjà quelque déception à ne pas la voir se réaliser. La venue de l'escadre française de la Méditerranée à Naples où elle venait rendre sa visite à l'escadre italienne, les toasts qui avaient été échangés entre l'amiral Dumesnil et le commandant italien, les paroles que j'avais été autorisé à prononcer là-bas, avaient fait penser au gouvernement italien et à l'opinion publique que l'alliance était proche et le fait qu'elle n'était pas signée, qu'elle était retardée, avait fait naître un sentiment de malaise facilement explicable.

La vérité, c'est que le Quai d'Orsay, tout à son flirt avec l'Allemagne et aussi pour des raisons que je veux croire diplomatiques, et les hommes politiques radicaux et socialistes, pour des raisons idéologiques, mettaient tout en oeuvre pour empêcher un rapprochement franco-italien. Ce sont ces mêmes hommes ou leurs descendants qui, pour les mêmes raisons, depuis 1936 et encore maintenant, nous empêchent d'avoir avec l'Espagne les relations amicales que notre intérêt commanderait, plus que jamais, d'entretenir. C'est une erreur fatale que celle qui consiste à envisager les problèmes de la politique extérieure sous l'angle et en fonction de la politique intérieure, comme c'est une erreur fatale que de poser les problèmes nationaux sur le plan des doctrines de parti.

C'est parce que je me rendis compte, en 1929, que je n'arriverais pas à surmonter et à vaincre ces erreurs, que je donnais ma démission. Le Quai multipliait devant mes pas les obstacles et les embûches, on communiquait aux journalistes qui m'étaient hostiles mes rapports les plus confidentiels afin qu'ils en fissent publiquement la critique. Je ne pouvais même plus compter sur mes amis aux yeux desquels on me faisait faussement passer comme sympathique au fascisme ; ceux qui ne le croyaient pas étaient cependant obnubilés par le régime italien qu'ils détestaient ; en bref, si je n'étais pas paralysé, je sentais clairement que je n'accomplirais jamais loeuvre pour laquelle j'avais été envoyé par Herriot à Rome et qui, si elle avait été réalisée, eût peut-être évité la guerre et lui eût, dans tous les cas, donné une tout autre allure.

Ecoeuré et découragé, mis en demeure au surplus par la loi nouvelle sur les incompatibilités, d'opter entre ma mission et mon mandat, j'optais pour ce dernier que mes électeurs devaient renouveler à une écrasante majorité.

Mon départ de Rome n'était pas d'ailleurs, je l'avoue très sincèrement, sans esprit de retour, et ne m'empêcha pas de me tenir en contact avec la politique italienne et les hommes placés à sa tête. Une première fois, je vis le Duce au lendemain de la première entrevue qu'il eut à Venise avec Hitler devenu le dictateur de l'Allemagne. Je pus constater aisément qu'entre les deux dictateurs, les atomes crochus n'avaient pas joué et que l'Allemand avait même été franchement antipathique à l'Italien.

Plus tard, au moment du Front populaire et du gouvernement Léon Blum, j'eus l'occasion de revoir Mussolini à Rome. Les rapports étaient déjà très fortement tendus entre le gouvernement français et le gouvernement italien, et dans la mesure même où cette tension se développait, le rapprochement avec l'Allemagne s'opérait ; l'axe germano-italien se forgeait. L'Allemagne avait, dans la question d'Abyssinie, apporté son aide totale à l'Italie qui lui en témoignait une grande reconnaissance.

J'eus avec Mussolini une très intéressante conversation sur les rapports franco-italiens et les rapports germano-italiens et sur l'orientation définitive de la politique italienne dans le plus proche avenir. C'est au cours de cette conversation que Mussolini m'a dit avec une sérieuse pointe d'amertume et de regret dans la voix : " C'est la France qui, hélas ! ajoute chaque jour un boulon nouveau à l'Axe". Je lui répliquais aussitôt : "Alors, contrairement à ce qu'on peut croire, il n'est pas complètement boulonné". Mussolini réfléchit un instant puis me dit :"Non, et malgré ce qui s'est passé, peut-être est-il temps encore".

Il ne me demanda aucune confidence et j'eus au contraire l'impression qu'il souhaitait que ses paroles fussent rapportées au gouvernement français. C'était peut-être une feinte, un jeu ou un piège, mais j'eus cependant l'impression que mon interlocuteur avait été sincère.

Dans tous les cas et très naturellement dès mon retour, je demandais un rendez-vous au président du Conseil Léon Blum, et il me l'accorda immédiatement.

Je combattais très énergiquement le cabinet Léon Blum, mais j'avais toujours eu avec son chef d'excellentes relations personnelles. Jappréciais d'ailleurs la haute valeur intellectuelle de son chef et j'avais de la sympathie pour sa sensibilité et les qualités de son coeur.

Blum voulut bien m'écouter longuement ; je lui exposais toutes les grandes lignes de la politique italienne, telle que je la concevais et telle que je l'avais toujours conçue et je me fis pressant afin qu'il partage ma façon de voir. A la fin de mon exposé, il me dit simplement : " Vous êtes sans doute dans le vrai, mon cher Besnard, mais ni mes amis ni même les vôtres ne me laisseraient pratiquer une politique semblable". Etait-ce de sa part une simple parole courtoise ou était-il sincère ? Je n'en sais rien ; je crus cependant à sa sincérité, mais j'eus une sorte de révolte intérieure en voyant que l'homme de parti dominait ainsi l'homme d'Etat et je lui manifestais franchement mon étonnement et ma surprise. Blum, dans son propos, avait certainement raison ; ses amis étaient d'impénitents doctrinaires dont les intransigeances de pensée ont fait commettre bien des erreurs à la France et mes amis et moi, trop attentifs à être toujours et quoi qu'il arrive à l'extrême gauche, ne réagissaient pas avec assez de force aux impulsions d'une opinion publique abusée.

Léon Blum était avant tout un homme de parti. Trop intelligent pour en partager toutes les erreurs, il était trop faible pour réagir vigoureusement contre elles ; l'unité du parti avait parfois malheureusement plus d'influence sur lui que l'intérêt de la France.

Ma conversation fut sans aucun résultat. Mussolini, pendant ce temps, s'enfonçait de plus en plus dans l'alliance allemande ; en 1938, il laissa faire l'Anschluss, que notre faiblesse à nous aussi, a toléré, comme nous avions laissé faire, pour des raisons différentes, la désastreuse réoccupation militaire par l'Allemagne, de la rive gauche du Rhin. Qui sait si, sur ces deux points, la résistance s'était produite, si la guerre eût éclaté ? Sa tournure, dans tous les cas, eût été singulièrement modifiée.

Jusqu'en février 1940, jusque après l'entrevue du Brenner, c'est-à-dire jusquau dernier moment, Mussolini a hésité à se ranger aux côtés de l'Allemagne et il ne l'a fait que lorsque, la France vaincue, il était réellement à la merci d'Hitler. Il faut donc en conclure qu'en 1936 il était encore temps de réviser et de renverser notre politique italienne et que ce revirement interdit par les doctrinaires et les politiciens à courte vue eût peut-être changé la face de l'Europe.

Mais les leçons servent rarement lorsqu'il s'agit d'hommes de parti pris ; ils persévèrent dans leurs erreurs et c'est ainsi qu'un pays dominé par eux commet aux différentes périodes de l'Histoire les mêmes fautes et les mêmes erreurs.

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Trystram David 2001-12-02